Naissance d’une profession

Ce livre est le récit de cette fascinante aventure qui transforma une fonction, un métier, en une véritable profession : les soixante premières années de l’Association Internationale des Interprètes d

À gauche: Les interprètes sont dans ce qu’ils appelaient « l’aquarium » pendant le procès de Nuremberg. À droite: Une réunion du Parlement européen à Bruxelles - Les interprètes disposent dans leurs cabines de toutes les technologies modernes.
Photo credits: National Archives, College Park, MD, USA. Direction générale de l’interprétation et des conférences, Parlement européen.

Des interprètes, il y en a toujours eu : on a même dit que c’était le deuxième plus vieux métier du monde. Mais  l’interprétation de conférence est récente. On considère  généralement qu’elle est née vers la fin de la Première Guerre mondiale. Alors que pendant des siècles le  français (après le latin) avait été la langue diplomatique internationale, lors des négociations autour du Traité de Versailles les hommes d’État  britanniques, et surtout américains, ne maîtrisant pas cette langue, ont exigé qu’il y ait deux langues officielles, le français et l’anglais. Et les interprètes n’étaient plus de simples intermédiaires linguistiques entre deux personnes, mais des intervenants à part entière à qui l’on donnait la parole pour redire dans l’autre langue officielle les inter ventions des  délégués, en parlant à la première  personne. Cette activité, se  produisant dans le cadre  structuré d’une réunion, fut appelée l’interprétation de conférence.

Elle fut consécutive d’abord, notamment à la Société des Nations, puis simultanée au procès de Nuremberg : avec plus de deux langues officielles, la consécutive devenait  difficilement supportable. Pour les mêmes raisons, les Nations Unies, ainsi que d’autres organisations, ont suivi la  tendance.  L’interprétation simultanée faisant appel à un plus  grand nombre d’interprètes, le besoin d’organiser le métier se fit sentir. Après des initiatives locales, à Genève et à Londres notamment, un petit groupe mené par Constantin Andronikof créa, le 11 novembre 1953 à Paris, l’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC). Ce fut une entreprise hardie, jugée par certains vouée à l’échec, qui a pourtant réussi. La vision d’Andronikof était très originale : il devait s’agir d’une Association mondiale (avec 33 membres au début cela semblait une gageure !) qui définirait les conditions éthiques et matérielles de l’exercice de la profession et regrouperait des free-lances et des  permanents,  chacun  adhérant  individuellement à l’organisation centrale, alors que les  associations internationales sont généralement des fédérations  d’organismes nationaux.

Ce livre est le récit de cette fascinante aventure qui transforma une  fonction, un métier, en une véritable profession.

D’où le titre : NAISSANCE D’UNE PROFESSION.


La présentation officielle du livre par le Groupe Histoire aura lieu lors de la célébration du 60ème anniversaire de l'AIIC organisée par la Région France le 14 décembre 2013 à l'UNESCO à Paris, où l'AIIC a été fondée le 11 novembre 1953.


Le livre est disponible depuis le 4 novembre 2013 en français auprès du Secrétariat de l'AIIC (une version anglaise est prévue en 2015).

Vous pouvez le commander dès maintenant en envoyant un message à publications@yqrrh3ss.aiic.net?subject=Commande%20du%20livre%20%22Naissance%20d'une%20profession%22

Prix du livre : EUR 15.- ou CHF 20.- (frais de port inclus)

Coordonnées bancaires : IBAN code: CH58 0024 0240 2106 5400 Y, SWIFT code: UBSWCHZH80A UBS (8 rue du Rhône, CH–1211 Geneva 2)



Recommended citation format:
AIIC History Group. "Naissance d’une profession". aiic.ca October 30, 2013. Accessed December 14, 2017. <http://aiic.ca/p/6621>.